Bookclub de février 2026 : « Moi qui n’ai pas connu les hommes » de Jaqueline Harpman

Sur la proposition d’Alban, nous nous sommes lancés dans la lecture de ce titre culte, revenu sur le devant de la scène grâce à… Tik Tok.

Le pitch

Elles sont quarante, enfermées dans une cave, sous la surveillance de gardiens impassibles. La plus jeune – la narratrice – n’a jamais vécu ailleurs. Si les autres femmes ne se rappellent pas comment elles sont arrivées là et n’ont aucune notion du temps, il leur reste un vague souvenir de leur vie d’avant, qu’elles lui transmettent. Mystérieusement libérées de leur geôle, elles entreprennent une longue errance à la recherche d’autres humains – ou d’une explication – sur une terre désertée.

Nos avis

Alban ne s’attendait pas à cela, il a été un peu déçu. L’ambiance lui a plu, il a en revanche trouvé l’écriture un peu datée.

Mickaël a eu du mal à rentrer dans l’histoire, à comprendre le message de l’autrice. Il a trouvé que la capacité d’analyse de la narratrice, sa façon de s’exprimer et de penser étaient peu crédibles.

Irina a beaucoup aimé, pour plusieurs raisons : les pages qui s’enchaînent sans qu’il y ait de chapitrage, le style, le fait que la narratrice décrive des choses qu’elle ne comprend pas, mais que nous, nous comprenons.

C’est le livre que Tatiana a préféré depuis la rentrée du club. C’est la deuxième partie dans laquelle les femmes sont à l’extérieur, tentant de créer une société, qui lui a le plus plu. Elle aurait toutefois aimé avoir plus de réponses à ses questions.

Clémence a beaucoup aimé aussi. Elle n’était pas gênée par le fait que la narratrice comprenne des choses qu’elle n’est pas censée comprendre ou sache des choses qu’elle est censée découvrir (savoir ce qu’est un autobus, par exemple).  Elle aimait son regard porté sur la société. Contrairement à Tatiana, cela ne la gêne pas de ne pas avoir toutes les réponses à ses questions.

Marie a bien aimé, les zones d’ombres ne l’ont pas empêché d’apprécier sa lecture. Elle trouvait intéressante cette quête de sens. La scène de révolte dans la cage l’a particulièrement marquée.

Élodie ne saurait dire si elle a aimé ou pas, elle aussi a besoin d’avoir des réponses. Elle l’a découvert en audio et a dû sauter quelques chapitres, car elle s’ennuyait.

Clémence D.S. a beaucoup aimé, était captivée dès le début. Elle a trouvé très intéressant le fait que ces femmes créent un monde, une histoire, dans un endroit où il n’y avait plus rien. Le style d’écriture lui a plu également.

Pour ma part, j’avais déjà découvert ce titre en version audio lue par Lola Naymark au moment de sa réédition en 2025. J’en ai réécouté quelques passages pour le club, avec plaisir, cette lecture me replongeant notamment dans l’ambiance de La servante écarlate que j’avais tellement adoré. C’est la première partie qui m’a le plus parlé, quand les 40 femmes sont enfermées à la merci des hommes. J’ai moins aimé la deuxième, qui s’apparentait pour moi à un enchaînement de drames. La distance avec laquelle s’exprime la narratrice, son absence de sentiments, me semblaient tout à fait appropriées.

Nos coups de coeur

Irina : Les sept maris d’Evelyn Hugo de Taylor Jenkins Reid

Tatiana : Le tome 3 du Secret des Agapanthes de Clarisse Sabard ; Le retour de Carrie Sotto de Taylor Jenkins Reid ; Les filles du Shandong de Eve J. Chung

Clémence J. : The fisherman de John Langan

Clémence D.S. : Le soldat désaccordé de Gilles Marchand

Alban : Le voleur d’art de Michael Finkel

Et la prochaine fois, on lit quoi ?

Les guerriers de l’hiver d’Olivier Norek.